Jeudi 19 avril 2007
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Finir dans les bras d’une poupée gonflable, à la tête d’une vidéothèque tout en étant libraire ? Détrompez-vous, c’est un destin envisageable ! C’est notamment celui de Walter, nouveau dans le monde du travail. Désespéré de sa situation économique, sociale et même sentimentale, il fait tout pour échapper au système. Un patron qui l’exploite, des collègues martyrisés ou encore futurs mannequins, des clients très pointilleux, voire maniaques, un monde d’où il est difficile de s’échapper, même le dimanche ! Culicchia nous montre l’Italie des années 90 en crise économique et sociale. Une situation noire toutefois ponctuée d’ironie et de finesse. Vous aurez sûrement envie de sourire, mais trêve de plaisanterie, vous assistez à un vrai drame.
De l’amour ? Je ne pense pas. La rencontre avec Tatiana, une Allemande très libérée, n’est pas tout à fait le genre de relation classique que l’on attend dans une histoire d’amour. On pourrait qualifier la jeune femme de « colocataire et plus si affinité » impressionnée par la haute technologie qu’est la télévision, malheureusement pour le pauvre Walter le poste ne capte qu’une seule chaîne, insupportable.
De l’argent peut-être ? Pas vraiment non, Walter est unique et en même temps représentatif de la société. Très souvent fauché, à la recherche d’un logement pas cher, puis d’une voiture, il finira même par porter la cravate ! Il se rend bien compte qu’il va à l’encontre de ses principes, mais comment faire autrement ?
A travers ce personnage, l’auteur nous décrit les difficultés endurées pas les jeunes pour devenir adultes. Peut-on échapper à son destin ? Tout quitter du jour au lendemain ?
La vie ne tient parfois qu’à un banal rideau métallique…
Anne-Laure Doidy
Cette critique a été publié le vendredi 11 mai 2007 dans le journal Lyon Plus.
Jeudi 29 mars 2007
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Né à Turin en 1965, il commence dès sa jeunesse à écrire de petites histoires. Il débute des études de littérature et de philosophie, qu’il interrompt avant leur achèvement. Son auteur de référence est alors Hemingway.
En 1990, cinq petits contes sont publiés pour la première fois dans l’anthologie Papergang.
Son premier roman, Patatras, paru en 1994, connaît un succès surprenant et reçoit plusieurs prix. Il est même adapté au cinéma en 1997.
En dehors de sa carrière d’écrivain, Culicchia travaille aussi en tant que traducteur et journaliste indépendant, entre autres au sein des journaux La Stampa et Torinosette.
Il est aujourd'hui traduit dans une douzaine de langues et est considéré comme un écrivain italien important de sa génération bien qu’il soit encore peu connu en France.
Par Claire Servajean et Céline Probel
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Publié dans : Biographie / Bibliographie de G. Culicchia
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Jeudi 29 mars 2007
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Tous les romans de Culicchia ne sont pas traduits en français, mais on peut trouver :
- Patatras (149 pages, Rivages « poches », 1995)
- Paso Doble (166 pages, Rivages « poches », 2000)
- Le pays des merveilles (369 pages, Albin Michel, 2006)
Par Claire Servajean et Céline Probel
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Publié dans : Biographie / Bibliographie de G. Culicchia
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Jeudi 29 mars 2007
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Paso doble est un roman qui peut paraître anodin, mais en fait, s’y cache une critique de la société, sans pour autant laisser l’humour de côté !!! Giuseppe CULICCHIA, décrit l’Italie des années 1990, où sous BERLUSCONI le totalitarisme monte, et l’individualisme est de plus en plus présent. A travers ce livre nous suivons l’itinéraire d’un jeune homme, Walter, dont la vie se résume à travailler. Ancien libraire, il se retrouve à vendre des cassettes dans une vidéothèque, entouré de deux personnages ridicules. Ce qui est appréciable dans ce roman c’est qu’il est écrit comme nous parlons, il dit les choses naturellement et simplement, notamment quand il parle de la relation qu’il entretient avec une femme, qui se limite principalement au sexe.
A travers ce roman , vous pourrez vous divertir, savourer cette histoire faite d’événements inattendus, avec une fin plutôt surprenante. Walter, à la fin du roman, oublie ses principes pour devenir comme les gens qu’il haïssait, et à son tour faire subir aux autres, ce qu’il a enduré.
Rebecca ARTASONNA, Ghitta GONNET
Par Rebecca ARTASONNA, Ghitta GONNET
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Publié dans : Nos critiques littéraires sur Paso Doble
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Mercredi 28 mars 2007
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14:05
Que diriez-vous d’un livre que tout le monde peut lire ? Un livre dans lequel tout le monde se reconnaît ? Un livre au langage cru avec de l’humour moqueur sur la vie de tous les jours d’un homme. Un livre que même les amateurs de télévision pourraient lire…même vous. Vous ne me croyez pas ? On parie ? Vous êtes obligé de vous retrouver à un moment ou à un autre dans ce livre. L’histoire est réaliste, très réaliste donc même sans imagination , vous pourrez vous imaginer les scènes… comme devant votre téléviseur .
Dans ce livre, un jeune homme comme les autres va débuter sa vie d’adulte responsable avec un petit boulot, un logement minuscule mais au prix énorme, un patron égoïste et des collèges assez différents de lui. Walter travaille dans une librairie vendant journaux et vidéos également Il a très peu de congés , un salaire insuffisant….bref il a comme tous les jeunes des difficultés. Mais comme tout les jeunes, il connaît des histoires d’amour, qu’il raconte sans gêne et dans les moindres détails. Durant la lecture certains seront peut-être choqués par son franc parler, d’autres seront amusés .
Ce livre est donc pour moi une réussite. Une réussite car je l’ai trouvé vraiment agréable. Il donne l’ impression que l’on lit le livre d’un ami, d’une personne que l’on connaît et qui nous raconte sa vie dans les moindre détails. Les détails crus mettent une touche d’humour. Ce livre c’est comme un test ou un pari . C’est un livre que tout le monde peut lire donc même si vous n’êtes pas capable en général de lire plus loin que le premier chapitre ( ou la première page pour certains ) vous pourrez grâce à ce livre vous vanter d’avoir lu et compris un livre tout entier . C’est une certaine fierté d’avoir réussi quelque chose dont vous ne vous sentiez pas capable. Et puis, on ne sait jamais mais vous allez peut-être prendre goût à la lecture . On se reverra peut-être un jour au salon du livre …
Mélody LEBLANC