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Assises Internationales du Roman Giuseppe Culicchia
Vous utilisez un langage très cru, y compris pour parler de sexualité, qui nous a parfois interloqués. Pourquoi ? Ne craignez-vous pas de choquer vos lecteurs ?
Non, mes lecteurs connaissent très bien ces mots, ce n'est pas un vrai choc pour eux. La question quand on écrit un roman c'est qu'il faut faire parler les personnages de la même façon que les gens de leur milieu et de leur âge: Walter parle comme ça dans le roman parce qu'il parlerait comme ça s'il était vivant. Moi je suis un garçon, pardon, un homme trés bien et je ne parle pas comme ça, naturellement.
Vous travaillez les effets de boucle et de répétition dans Paso Doble et Le pays des merveilles. Pouvez-vous nous expliquer pourquoi ?
C'est une chose avant tout technique: la répétition est comique. Mais j'avais envie aussi de rendre l'idée de la répétitivité de l'existence humaine.
Quels écrivains vous ont marqué ? Votre écriture en est-elle influencée ? Comment êtes-vous arrivé à trouver votre style particulier, dont l’originalité nous a frappés ?
Les Américains: Hemingway, Fitzgerald, Carver, Bukovski, Ellis. Mais j'ai beaucoup travaillé pour former mon propre style. J'ai écrit pendant presque dix ans sans aucun résultat. A un certain point j'étais découragé et j'avais arrêté. Puis je suis allé pour quelques temps à Londres et j'ai recommencé. J'ai beaucoup travaillé sur les dialogues: je cherche toujours à utiliser la langue parlée. Et puis je travaille beaucoup sur le rythme.
Pourquoi fragmentez-vous vos romans en courts chapitres ?
Parce que notre vies sont fragmentées, peut étre. Mais aussi parce que ça fait partie de mon style.